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Arte a suivi les enfants du programme El Sistema-France - Les débuts du programme en loire Atlantique - Documentaire à voir

Questions fréquentes et idées reçues

"El Sistema ne fait-il pas double emploi avec les conservatoires et écoles de musique ?"

Non. Notre mission n’est pas la même : elle est sociale avant d’être culturelle. El Sistema ne s’adresse pas spécialement aux enfants qui ont déjà trouvé le chemin des conservatoires et écoles de musique. Il ne leur fait ni "concurrence", ni ombre, au contraire, El Sistema apporte un vivier de futurs petits élèves pour les institutions existantes, desquelles nous sommes fréquemment partenaires. La méthode et l’approche du Sistema sont uniques, et les pays européens qui ajoutent El Sistema à leur arsenal musical traditionnel font face à l’avenir.

"Mais qui va payer ? Encore le contribuable ?!"

Pas vraiment : une étude menée aux Etats-Unis révélait que le "coût par enfant" est finalement un "gain par enfant" sur le long terme, avec des répercussions directes sur l’emploi, le niveau d’études et de vie des jeunes issus du Sistema. Et en mai 2015, une étude du Centre de Glasgow pour la Santé de la Population sur le Sistema en Ecosse suggère des "bénéfices économiques long terme", pour le programme qui peut "générer rapidement des avantages sociaux plus importants que les coûts" ! (sources : gcu.ac.uk et theguardian.com)

N’oublions pas que le créateur d’El Sistema, José Antonio Abreu, est économiste. El Sistema n’est pas seulement une dépense utile et contrôlée, c’est un investissement "rentable" pour la société. Le contribuable ne perdra pas d’argent.

(Et en passant, le Sistema se finance avec des fonds tant publics que privés...)

"En France, nous sommes l’élite culturelle : nous n’avons pas besoin d’El Sistema."

N’avons nous pas de problèmes sociaux ou de tensions communautaires ? N’y a-t-il aucun enfant en échec scolaire ? Ne connaissons nous ni l’insécurité, ni la pauvreté ? La musique classique est-elle au sommet de sa popularité auprès des jeunes ? Les repères moraux sont-ils toujours aussi solides ? La France, malgré son excellence culturelle historique, a aujourd’hui autant besoin d’El Sistema que ses voisins.

"El Sistema soutient une ligne idéologique ?"

El Sistema s’est affranchi des barrières politiques (du Venezuela de Chavez aux Etats-Unis d’Obama), des barrières sociales (de l’Autriche au Kenya), et des barrières culturelles (de la Suède au Japon). Le langage musical est universel, ses effets sur le développement de l’enfant le sont aussi. Notre seule idéologie est musicale, et notre seul but est d’aider la jeunesse par la culture.

"Ça aide des millions d’enfants ? Mais concrètement, en France... un exemple ?"

Medhi. 10 ans. Scolarisé dans un établissement spécialisé pour enfants en grande difficulté. Violoniste dans l’orchestre El Sistema-France d’Angreviers, il a été reçu après quelques mois de Sistema au Concours du conservatoire de Nantes, normalement réservé aux élèves de fin de premier cycle (4 ans de formation). Il a intégré une classe CHAM à la rentrée 2015. Comme beaucoup d’enfants de cet orchestre, les effets sociaux et scolaires furent spectaculaires.

El Sistema fonctionne, les résultats sont visibles, les exemples tant individuels que collectifs sont nombreux, autour du globe et depuis longtemps. La popularité de cette réussite est la raison de son succès. Pour Classic FM, El Sistema est même une des "13 raisons qui font que la musique classique n’est pas morte".

"Si c’est si bien, pourquoi n’y en a-t-il pas déjà partout en France ?"

Mais... nous y travaillons ! Nous nous battons avec la baisse des subventions publiques et la crise qui étrangle nombre de nos mécènes potentiels. Nous avons des équipes motivées et qualifiées, et avançons main dans la main avec la fondation Simon Bolivar et Sistema Europe que nous représentons, riches des expertises partagées, de l’expérience mondiale et des échanges de cette fantastique force qui se met en marche.